Message de Madame la Directrice Exécutive du Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB) à l’endroit des membres et du personnel du centre à l’occasion de la commémoration de la 162eme journée internationale des femmes

Message de Madame la Directrice Exécutive du Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB) à l’endroit des membres et du personnel du centre à l’occasion de la commémoration de la 162eme journée internationale des femmes

A l’orée de la journée marquant la célébration du 08 mars 2019, je voudrais souhaiter une excellente fête aux membres et à tout le personnel du CIFOEB, particulièrement aux femmes. Rappelons au passage que ces braves dames contribuent énormément à la vie de la nation en se sacrifiant pour faire de cette organisation une référence, voire un leader dans le monde des Organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la bonne gouvernance économique. Recevez mesdames, à travers cette note, l’expression de mes profonds respects.

Mes pensées vont à vous, femmes du CIFOEB, qui veillez au rayonnement du centre en quittant souvent vos familles tôt pour rentrer tard au nom de notre lutte commune pour la transparence dans la gestion des finances publiques. Votre engagement infaillible, de même que votre détermination, suscite en moi l’espoir d’un changement pour des finances publiques débarrassées de toute odeur de corruption, de détournement et de ses corollaires de mal gouvernance. J’ai donc foi que le meilleur est à nos portes. Dans un contexte de raréfaction des sources de financement, je voudrais également vous exhorter à prôner davantage les valeurs de paix et de justice à travers votre combat indéfectible pour une répartition équitable, efficiente et efficace des fonds publics afin que l’économie profite à tous, surtout aux populations défavorisées. C’est en cela que le thème retenu cette année, à savoir « contribution de la femme à l’édification d’un Burkina de sécurité, de paix et de cohésion sociale », revêt à mon sens un caractère important.

Du reste, je demeure convaincue que vous, femmes du CIFOEB, ne baisserez jamais les bras et je vous encourage à persévérer pour l’atteinte de résultats plus tangibles.

Excellente fête à vous toutes, femmes, mères et épouses du CIFOEB !

Bonne fête à toutes les femmes du Burkina Faso et du monde entier !

                                                                                                              Delphine Marie Désiré SAMADOULOUGOU / ZONGO

                                                                                                               Directrice Exécutive du CIFOEB

                                                                                                               Officier de l’ordre national

Assemblée Générale Ordinaire du CIFOEB : le bilan 2018 jugé satisfaisant

Assemblée Générale Ordinaire du CIFOEB : le bilan 2018 jugé satisfaisant

Chaque année, le Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB) tient une Assemblée Générale Ordinaire annuelle pour statuer sur la vie et les grandes questions de l’organisation, examiner et adopter certains documents clés. Cette année, il encore sacrifié à cette tradition le 2 février 2019 dans la salle de réunion du CIFOEB sous la présidence de Madame la Présidente du Conseil d’Administration dudit centre, Marie Eugénie Malgoubri. A cette occasion, le bureau du Conseil d’Administration (CA) a été renouvelé.

Le CIFOEB est une organisation de droit privé burkinabè qui fait de la bonne gouvernance économique son cheval de bataille. Pour mener à bien sa mission, le centre tient une fois par an une Assemblée Générale Ordinaire (AGO). La session du 02 février 2019 a servi de cadre pour dresser le bilan moral et financier de l’organisation, amender le programme d’activités, examiner et adopter certains documents clés du CIFOEB et renouveler le bureau du conseil d’administration dont le mandat est parvenu à terme. Ainsi, la Présidente du Conseil d’Administration, Madame Marie Eugénie Malgoubri cède-t-elle son fauteuil au nouveau responsable du bureau, Monsieur Seydou Dao. Parmi les cinq membres que compte l’ancien bureau, il y a eu au total deux départs à savoir la présidente et le vice-président pour le même nombre d’arrivants.

La session de l’assemblée a été marquée par la présence du président d’honneur, Monsieur Malik Sawadogo, des membres et sympathisants du CIFOEB parmi lesquels figurent de futurs adhérents.  Au cours des travaux, il est ressorti que la direction exécutive du CIFOEB, avec à sa tête Madame Delphine Marie Désiré Samadoulougou/Zongo, a pu conduire avec succès six projets avec l’appui technique et financier de ses partenaires au développement. En dépit du contexte national difficile, le bilan des activités a été jugé satisfaisant avec un taux d’exécution physique et financière estimé respectivement à 81 et 70%.  A l’issue de cette présentation, le plan de changement a été déroulé et amendé par les participants. D’autres documents clés de l’organisation tels que les statuts et règlement intérieur ont été révisés et la charte d’adhésion examinée et adoptée. Pour conclure, Monsieur Malik Sawadogo a invité l’ensemble des membres présents à redoubler d’effort pour faire de la bonne gouvernance économique une réalité au Burkina Faso.

                                                                                                                                                        KY Rose Arlette
Stagiaire en communication

Loi de finances 2019 : le CIFOEB plaide pour une rationalisation des dépenses publiques

Loi de finances 2019 : le CIFOEB plaide pour une rationalisation des dépenses publiques

Suite à l’adoption de la loi de finances portant budget de l’Etat, gestion 2019, le Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB), a fait une lecture citoyenne dudit budget au cours d’une conférence de presse tenue le 28 décembre 2018 à Ouagadougou. Pour le CIFOEB, des efforts sont faits en matière d’élargissement de l’assiette fiscale mais certains engagements pris par l’Etat dans les secteurs prioritaires n’ont pas été respectés.

L’analyse globale montre que le budget de l’Etat, exercice 2019 se situe à 1 954, 56 milliards de FCFA en recettes et à 2 213, 29 milliards de FCFA en dépenses, soit un besoin de financement de 258, 72 milliards de FCFA. C’est ce qui ressort de la conférence de presse organisée par le CIFOEB en décembre 2018. Plusieurs modifications relatives à l’élargissement de l’assiette fiscale à travers la création de nouvelles taxes et l’augmentation de certains taux d’imposition ont été constatées. Le Centre d’Information, de Formation et d’Études sur le Budget (CIFOEB) par la voix de son membre d’honneur Mathurin Koné, a fait savoir que toutes les mesures ont pour objectif entre autres d’améliorer la pression fiscale et de donner un nouvel élan au gouvernement dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement.
En termes de dépenses du personnel, le constat qui se dégage est leur évolution de 19,41% par rapport à la loi de finances rectificative de 2018 avec une masse salariale représentant 55,32% des recettes fiscales pour une norme communautaire de 35,0% maximum. Outre Cela, le CIFOEB note avec regret une baisse du taux d’investissement et de transfert en capital, représentent seulement 28,6% des dépenses budgétaires totales en 2019 contre 44,44% en 2018. «Cela montre que la grande partie du budget est consacrée aux dépenses de fonctionnement marquées par la hausse des dépenses de personnel », explique Monsieur Koné. Le centre a également déploré la faiblesse du taux d’investissement sur ressources propres représentant 53% des investissements totaux. «Ce qui accentue la dépendance des investissements vis-à-vis des partenaires techniques et financiers et subordonne la réalisation effective des investissements à la conjoncture internationale », regrette-t-il.
Au titre de l’analyse sectorielle, les prévisions budgétaires du secteur agricole, de l’éducation, de la santé sont en deçà des attentes au regard des engagements pris par l’Etat à différents niveaux. Le centre estime donc que malgré les efforts consentis par le gouvernement, beaucoup restent à faire pour l’amélioration des conditions de vie des populations à travers une gestion rationnelle des finances publiques.
Après avoir analysé le budget de l’année 2019, le CIFOEB a formulé plusieurs recommandations. Sur les prévisions de recettes, les autorités sont entre autres appelées à mener des actions d’informations et de sensibilisation à l’endroit des contribuables pour faciliter le recouvrement fiscal et à conduire des concertations avec les acteurs chargés du recouvrement pour apaiser le climat social et augmenter le rendement fiscal. Pour ce qui concerne les prévisions de dépenses, il a invité les gouvernants à veiller à la rationalisation et à l’assainissement des dépenses publiques et à œuvrer à contenir la masse salariale afin de mettre l’accent sur le financement des investissements. Le CIFOEB a également plaidé pour le respect des engagements pris par l’Etat sur les ressources budgétaires à allouer aux secteurs prioritaires et à en assurer un bon usage.

KY Rose Arlette
Stagiaire en communication

Transparence budgétaire: 50 communes rendent compte de leur gestion

Transparence budgétaire: 50 communes rendent compte de leur gestion

Pour promouvoir la bonne gouvernance à travers une meilleure gestion des ressources publiques allouées aux collectivités locales, le CIFOEB en collaboration avec l’UNICEF a mis en place le « Projet de renforcement de la redevabilité sociale et du contrôle citoyen des dépenses publiques dans les domaines de l’éducation , de la santé, de  l’eau potable et assainissement dans 57 communes du Burkina Faso » qui est à sa troisième phase (PETS III). Ce projet accompagne les communes bénéficiaires dans la réalisation des actions de redevabilité. C’est à ce titre que 57 communes réparties dans les 13 régions du pays, ont présenté à leurs populations respectives, le bilan de leurs exécutions financières de 2018 dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau potable et de l’assainissement de novembre à décembre 2018.

La loi n°008-2013/AN du 23 avril 2013 portant code de transparence dans la gestion des finances publiques au Burkina Faso, stipule en son article 2 que « les citoyens, à la fois contribuables et usagers des services publics, sont clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance et la gestion des fonds publics. Ils sont mis en capacité d’exercer, dans le débat public, leur droit de regard sur les finances de toutes les administrations publiques ». Pour aider les communes à accomplir ce devoir de redevabilité envers les populations de leurs localités, le CIFOEB, accompagne les conseils municipaux de la zone d’intervention du PETS III, à organiser des journées de redditions de compte. Ces ateliers réalisés dans 50 communes visent à inculquer aux  autorités communales le réflexe d’une gestion transparente afin de les amener à rendre régulièrement compte de l’utilisation des fonds alloués aux secteurs prioritaires que sont l’éducation, la santé, l’eau potable et l’assainissement à travers un débat public. Au cours des travaux, il s’est agi pour les acteurs communaux d’exposer sur les ressources reçues et allouées à ces secteurs par type de fonds (Etat, partenaires et fonds propres), les dépenses effectuées, le bilan final, les problèmes relatifs à ces secteurs dans leurs communes respectives et de dérouler les perspectives pour l’année 2019. A l’issue des différentes présentations, les participants ont échangé avec les responsables municipaux pour mieux comprendre le mécanisme d’utilisation des fonds communaux et ont interpellé les acteurs municipaux sur certaines dépenses.  Tout cela dénote de l’intérêt accordé à la question de la transparence dans la gestion du budget au niveau communal.

 KY Rose Arlette

Stagiaire en Communication

Débats d’orientation budgétaire: le budget primitif de 20 communes passé en revue

Débats d’orientation budgétaire: le budget primitif de 20 communes passé en revue

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités pour le compte du « Projet de renforcement de la redevabilité sociale et du contrôle citoyen des dépenses publiques dans les domaines de l’éducation , de la santé, de l’eau potable et de l’assainissement dans 57 communes du Burkina Faso » (PETS III), le Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB) a organisé des émissions-débats radios sur l’orientation budgétaire dans 20 communes de 07 régions du Burkina Faso.

Le débat d’orientation budgétaire au studio de la radio Tin Tua de la commune de Piéla, province de la Gnagna, région de l’Est.

L’une des missions essentielles du CIFOEB est d’appuyer les comités de contrôle citoyen du budget (CCCB) composés des organisations locales (OSC), des autorités communales et des services techniques déconcentrés afin de les outiller à exercer un contrôle sur les allocations budgétaires dans trois domaines distincts. Il s’agit de l’éducation, de la santé, de l’eau potable et de l’assainissement. Pour y parvenir, le CIFOEB, avec l’appui financier de l’UNICEF, a instauré un cadre d’échanges sur le budget primitif local 2019 entre le conseil municipal, les acteurs du secteur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable et de l’assainissement, les membres des Comités de contrôle citoyen du budget (CCCB) ainsi que les populations. Ces acteurs ont donc participé à l’animation de débats radiophoniques en retransmission directe au niveau local dans chacune des communes concernées, et ce, au cours du mois de janvier 2019. Les communes concernées sont : Bogandé, Diapaga, Gayéri, Kantchari, Orodara, Nouna, Tougouri, Bougnounou, Didyr, Douroula, Périgban, Bilanga, Piéla, Diapangou, Tchériba, Banfora, Bondokuy, Malba, Bama et satiri. L’analyse de l’ensemble des documents budgétaires dans le cadre du débat a permis de déceler les forces et faiblesses du budget primitif local des différentes communes ciblées. Pour ce faire, des recommandations ont été formulées et adressées aux autorités communales en guise de plaidoyer pour être prises en compte lors de l’élaboration et de l’adoption des budgets supplémentaires de l’année 2019.

KY Rose Arlette

Stagiaire en Communication

Cadre de concertation des OSC intervenant dans les finances publiques au burkina faso

Cadre de concertation des OSC intervenant dans les finances publiques au burkina faso

Le cadre de concertation des OSC intervenant dans les finances publiques au Burkina Faso a organisé le mardi 23 juin 2015 une conférence de presse sur ses activités. Tenue au siège au Centre d’Information, de Formation e t d’Etudes sur le Budget (CIFOEB), cette rencontre avec les journalistes visait à renforcer la visibilité des actions menées par le cadre de concertation, en informant le public sur la participation des OSC aux cadres sectoriels de dialogue économie et finances et en présentant les conclusions de son rapport alternatif d’analyse entre autres.

Une vingtaine de journalistes issus d’une douzaine d’organes de presse écrite, audiovisuels et électroniques ont pris part à l’activité. Étaient également présents les différents représentants des organisations membres de ce cadre partenarial. Nous vous proposons dans les lignes qui suivent, l’intégralité de la déclaration liminaire, lu par le Directeur Exécutif du CIFOEB, Barré Izack ZONGO.

DÉCLARATION LIMINAIRE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU CADRE DE CONCERTATION DES OSC INTERVENANT DANS LES FINANCES PUBLIQUES AU BURKINA FASO

Ouagadougou, le 23 juin 2015

  • Madame la représentante de la GIZ/PMEF ;
  • Mesdames et messieurs les représentants des OSC membres du cadre de concertation ;
  • Mesdames et messieurs les journalistes ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames et messieurs.

Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir sacrifié de votre temps pour rester aux cotés des organisations membres du Cadre de concertation des OSC intervenant dans le domaine des finances publiques au Burkina Faso, ceci pour une meilleure distribution de l’information à la population, dans la perspective de l’atteinte de nos objectifs communs. La presse et les Organisations de la Société Civile (OSC) sont plus que jamais complémentaires, nous comme sources productrices de matières pour vous qui êtes nos relais auprès du grand public. C’est du reste à ce titre que nous, membres du cadre de concertation des OSC intervenant dans les finances publiques, vous avons convié ce matin, pour nous permettre de prendre l’opinion nationale et internationale à témoins, des actions de la société civile dans ce cadre partenarial, en faveur d’une bonne gouvernance économique et financière.

Mesdames et Messieurs chers journalistes,

Depuis 2013, un partenariat a été noué entre le programme « Conseil Technique auprès du ministère de économie et des Finances » de la GIZ (Coopération Allemande) et le CIFOEB. Ce partenariat s’est étendu à partir de 2014 à d’autres OSC intervenant dans le domaine des finances publiques par la mise en place d’un cadre de concertation. Il s’agit du :

  • Réseau National de Lutte Anti-Corruption (RENLAC) ;
  • Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) ;
  • Secrétariat Permanent des ONG (SPONG) ;
  • SPHÈRE BURKINA ;
  • Groupe d’Etudes et de Recherche sur la Démocratie et le Développement Économique et Social (GERDDES-BURKINA) ;
  • Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOSC/BF) ;
  • Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) ;
  • LABORATOIRE CITOYENNETÉ ;
  • et bien entendu du Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB).

La mise en place de ce cadre de concertation résulte de l’insuffisance de concertation constatée entre les représentants de la société civile qui participent au cadre sectoriel de dialogue Economie et finances. En effet, trois OSC à savoir le CIFOEB, le RENLAC, le CGD, représentent l’ensemble de la société civile dans le dispositif de mise en œuvre de la politique sectorielle de l’économie et des finances (POSEF). A cet effet, elles donnent leurs opinions sur les orientations enmatière de politique économique et sociale au Burkina Faso. Seulement, même si leur action est positivement appréciable, il reste qu’elle manque d’harmonisation dans les points de vue. C’est tout le sens donc de la création de ce cadre de concertation, qui permet non seulement d’assurer une synergie de points de vue et d’actions des OSC, mais surtout de garantir une coordination efficace des actions de contrôle citoyen dans la gestion des finances publiques.

Mesdames et Messieurs chers journalistes,

Le principe de fonctionnement du cadre de concertation est la prise en compte du point de vue de chaque OSC dans la formulation d’un argumentaire collectif et d’une prise de position unique de la société civile au niveau des cadres formelles où la société civile est représentée, notamment les revues de la POSEF. Pour que cela soit effectif, en amont des revues annuelles et à mi-parcours de cette instance qui se réunit deux fois par an, les OSC membres du cadre de concertation se rencontrent, pour définir l’argumentaire que leurs représentants doivent aller défendre au niveau de ces instances.

Au-delà de cette stratégie d’union pour peser fort et faire valoir sa vision, le cadre de concertation constitue aussi une force d’analyses critiques et de propositions pour des actions de plaidoyers. Un certain nombre d’activités ont été réalisées depuis la création du cadre.

1- Les rencontres préparatoires de la participation des OSC aux sessions ordinaires du comité de pilotage de la POSEF

Avant chaque participation des OSC au cadre de dialogue économie et finances, des rencontres préparatoires sont organisées par le cadre de concertation. Ces rencontres permettent : (i) d’analyser les documents de la POSEF qui seront présentés à la revue ; (ii) d’identifier les éléments de critiques et d’analyses qui seront présentés lors de la revue ; (iii) d’analyser l’état d’exécution des recommandations faites par la société civile ; (iv) d’élaborer un document consensuel à présenter lors de la revue prenant en compte les analyses et les points de vue de la société civile et (v) d’échanger sur les prochaines activités du cadre. Au cours de la première session 2015 du comité de pilotage de la POSEF, les OSC ont présenté leurs observations et recommandations après analyse du rapport annuel 2014 et de la matrice de performance 2016-2018. Leur point de vue ont portés aussi bien sur le fonctionnement des groupes techniques de la POSEF que l’état de mise en œuvre des activités et les perspectives. La société civile a fait ressortir entre autres de :
• la nécessité d’axer le bilan de performance sur les résultats que sur les activités ;
• le faible niveau des investissements publics avec un taux de 21% ;
• l’élaboration suivie d’une large diffusion du budget des citoyens chaque année en même temps que le budget de l’Etat pour rendre l’information accessible au public ;
• la nécessité de prises de mesures pour réduire le temps de transfert des fonds aux collectivités territoriales ;
• la réduction du train de vie de l’Etat ;

Par ailleurs, les OSC ont félicité le gouvernement pour l’adoption de la loi anti-corruption pour laquelle la société civile a proposé qu’une large diffusion en soit faite dès sa promulgation par le Chef de l’Etat afin d’assurer une compréhension commune de ses dispositions.

2- Les rencontres de restitution de la participation au cadre de concertation

Dans un objectif de transparence et de redevabilité, les OSC se sont retrouvés pour faire le point de leur participation à la session de la POSEF et retenir les actions de veille et de plaidoyer qui doivent être mises en place pour s’assurer de la mise en œuvre des recommandations faites. Cette rencontre communément appelée « rencontre de restitution », a également permis de poser les bases pour l’élaboration d’un rapport alternatif d’analyses des OSC membres du cadre.

3- Les rapports alternatifs d’analyse de la société civile sur des thématiques précises

Le rapport alternatif d’analyse de la société civile a pour objectif de présenter le point de vue des OSC sur un sujet précis à partir d’une l’analyse approfondie. Deux (02) rapports alternatifs ont été élaborés en 2014. Dans le premier, différentes observations, analyses et contributions sur la mise en œuvre du PAP-POSEF 2013-2015 ont été synthétisées et des recommandations ont été faites. Le deuxième rapport alternatif s’est inscrit dans la poursuite des activités de son microprojet « Projet de promotion du contrôle citoyen des OSC dans le suivi des finances publiques au Burkina Faso ».
Au cours de cette année 2015, le rapport alternatif a porté sur « le regard citoyen sur l’efficacité des finances publiques au Burkina Faso en 2015 et plus ».
Il a permis d’analyser l’efficacité du transfert des allocations budgétaires aux collectivités territoriales de 2012 à 2014, d’étudier les enjeux du passage du budget objet au budget programme et de faire des recommandations à partir des analyses faites.

4- renforcement de capacités des membres du cadre.

Cette année 2015, du 2 au 4 juin, les organisations membres du cadre de concertation ont bénéficié d’une formation sur les réformes des finances publiques notamment les directives de l’Union Economiques et Monétaire Ouest Africaine(UEMOA) avec le soutien technique de l’UEMOA. Trente-sept (37) participants issus d’OSC siégeant à Ouagadougou et provenant des régions de l’Est et du Sud-ouest ont bénéficié durant cette formation des modules portant sur la préparation du budget, ses objectifs, le budget citoyen et le rôle des OSC en matière de finances publiques, le contrôle externe de l’exécution du budget.

Mesdames et Messieurs chers journalistes,

En termes de perspectives, dans le but d’opérationnaliser leur cadre partenarial, les organisations membres ont décidé d’élaborer un plan d’actions. Il s’agit pour elle de mettre en adéquation les compétences disponibles et les ressources financières. Cela permettra de donner un fil conducteur et de voir une cohérence d’ensemble dans les interventions.

Il restera alors le défi de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des activités inscrites dans le plan d’actions. A ce jour seule la coopération Allemande accompagne le cadre dans la mise en œuvre de ces activités. Il s’agira donc de rechercher de potentiels partenaires financiers prêts à accompagner le cadre de concertation.

Avant de clore mon mot chers journalistes, je saisi donc l’opportunité qui m’est offerte pour adresser les sincères remerciements du cadre de concertation à la coopération Allemande, à travers son programme « Conseil Technique auprès du ministère de économie et des Finances ».

Merci encore à toutes et à tous pour votre aimable attention. Nous restons à votre disposition pour d’éventuelles questions d’éclairage.

Je vous remercie