Présentation

Le besoin de faire participer la population burkinabé au dialogue politique sur le budget, qui faut-il le rappeler est une question technique qui a pendant longtemps été réservée et traitée par le pouvoir public, est à l’origine de la création du CIFOEB qui est le fruit d’une réflexion entamée courant 2002 par un groupe consultatif de personnes intéressées par les questions budgétaires.

La formalisation du Centre s’est concrétisée avec la mise en place des instances dirigeantes à savoir l’Assemblée Générale et le Conseil d’Administration lors de l’Assemblée Générale Constitutive qui a eu lieu le 15 mars 2003. Les membres fondateurs du CIFOEB sont issus d’horizons divers : chercheurs, universitaires, économistes, juristes, experts des finances publiques, agents de l’administration publique, agents des corps de contrôle de l’Etat.
La reconnaissance officielle par l’Etat est intervenue par récépissé n°2003-498/MATD du 18 septembre 2003.


Missions du CIFOEB

La mission du CIFOEB est de promouvoir la bonne gouvernance économique au Burkina Faso par une gestion optimale des ressources publiques, en l’occurrence leur répartition équitable, efficiente et efficace notamment en faveur des populations défavorisées.

Le concept de bonne gouvernance auquel le CIFOEB adhère est celui le mieux partagé dans le monde académique et au sein des organismes internationaux de développement, à savoir le concept de bonne gouvernance intégrant les quatre dimensions suivantes : i) la redevabilité ou responsabilité des décideurs (Accountability), ii) la prédominance de l’Etat de droit, iii) la participation de l’ensemble des acteurs et iv) la transparence dans la gestion des affaires.


Vision

Le CIFOEB se veut un lieu de compétences et de référence sur les questions budgétaires au niveau national. Il se positionne comme une institution relais entre le monde académique de la recherche, le monde des techniciens de la gestion des finances publiques et les populations qui sont les principaux acteurs de développement et bénéficiaires au niveau local.

"Par des actions de partenariat et d’influence soutenues par le CIFOEB à travers ses activités d’information, de formation, d’analyse et de recherche dans le domaine des finances publiques, les acteurs nationaux et territoriaux participent à la gestion des affaires publiques et exercent en outre leurs droits citoyens pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des groupes les plus vulnérables".

Ce faisant, le Centre entend participer et contribuer davantage aux objectifs de lutte contre la pauvreté et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au niveau du Burkina Faso.


Orientations stratégiques

Par sa mission et à travers sa vision, le CIFOEB intervient essentiellement dans le domaine du budget qui est transversal à tous les secteurs de l’économie nationale. Les activités du premier plan triennal ont été développées autour de cinq axes comprenant chacun un objectif stratégique :

  1. Information et sensibilisation : Promouvoir la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques.
  2. Renforcement des capacités des partenaires : Contribuer au renforcement des capacités organisations de la société civile, des élus locaux et des administrations nationales, locales et sur les questions budgétaires.
  3. Analyses, Etudes, Recherches :Développer une expertise locale pertinente sur les questions liées aux finances publiques et à la gestion budgétaire.
  4. Expérimentation de budget participatif au niveau municipal :
    • Promouvoir le plaidoyer sur la prise en compte des préoccupations des populations pauvres dans les budgets.
    • Formuler des avis pour les décideurs politiques, les élus locaux et les organisations de la société civile sur la pertinence des choix de politique publique et les alternatives de politique possibles.
  5. Développement institutionnel : Développer les capacités institutionnelles du CIFOEB dans son positionnement comme une organisation de référence en matière budgétaire.

 

Sur la période du premier plan triennal, les analyses réalisées dans le domaine budgétaire ont été centrées sur les dépenses dans les secteurs de la santé et de l’éducation et n’ont pas concerné les recettes et les taxes.